En 1837, des habitants de la Malbaie partent coloniser le Saguenay afin d’y exploiter le bois. Ce groupe, d’abord surnommé « Les Entrepreneurs des bois dans et sur le territoire du Saguenay » ou encore la « Société des pinières du Saguenay », sera ensuite appelé la Société des Vingt-et-un.

Dès son établissement à l’Anse-Saint-Jean et à Grande-Baie, cette société entreprend la construction d’une scierie et organise la drave sur les rivières avoisinantes. Le mouvement de colonisation se poursuit en remontant les voies vers l’ouest et vers le Lac Saint-Jean. Aussitôt qu’un groupe de colons s’installe sur un nouveau territoire, une scierie y est construite.

Ainsi, en quelques décennies à peine, plusieurs dizaines de ces moulins à scie ont été bâtis à proximité des nombreuses rivières qui parcourent la région. Certains de ces moulins n’ont fonctionné que le temps nécessaire pour construire les maisons des alentours; d’autres ont contribué à alimenter l’immense réseau de commerce de transformation du bois. Les rivières du Haut-Saguenay sont rapidement couvertes de billes qui flottent en direction des scieries érigées sur leurs rives.

Petit à petit, la coupe du bois remonte vers l’Ouest et des moulins à scie sont construits sur les affluents du Lac Saint-Jean. En 1871, parmi les vingt-et-une paroisses que compte le Saguenay-Lac-Saint-Jean, on y trouve vingt-deux (22) scieries qui emploient trois cent soixante-six (366) ouvriers. En 1944, trois cents (300) scieries opèrent dans la région.